« À consommer jusqu'au » ou « à consommer de préférence avant le » ?
Quelle est la différence entre « à consommer de préférence avant le » et « à consommer jusqu'au » ?
Nous recevons régulièrement des questions sur les dates de durabilité figurant sur l'étiquette d'un produit préemballé. Le fabricant est tenu d'apposer une date de durabilité sur chaque denrée alimentaire. On distingue à cet égard la mention « à consommer de préférence avant le (DDM) » de la mention « à consommer jusqu'au (DLC) ».
« À consommer jusqu'au » ou « à consommer de préférence avant le » ?
Afin de préserver la qualité et la sécurité des denrées alimentaires, la date de durabilité a été instaurée. Elle doit indiquer clairement jusqu'à quand un produit donné peut être consommé. Le fabricant est tenu* d'apposer une date de durabilité sur chaque denrée alimentaire. On distingue à cet égard la mention « à consommer de préférence avant le (DDM) » de la mention « à consommer jusqu'au (DLC) ».
Le 20/01/2023, l'AFSCA a publié une circulaire (référence PCCB/S3/802859) concernant l'explication des dates de durabilité mentionnées sur les emballages destinés aux consommateurs.
À consommer jusqu'au (DLC)
La date limite de consommation (DLC) doit être mentionnée sur les denrées alimentaires qui, d'un point de vue microbiologique, sont hautement périssables et peuvent présenter, après une courte période, un danger immédiat pour la santé humaine. Les denrées de cette catégorie peuvent se détériorer rapidement et sont toujours conservées au frais. Il s'agit par exemple du poisson frais, de la viande fraîche, de la charcuterie, des salades préparées…
Une fois la date de durabilité dépassée, le producteur ne peut plus garantir la sécurité du produit. Pire encore, ces produits peuvent présenter un danger immédiat pour la santé peu après la date limite de consommation.
À consommer de préférence avant le (DDM)
La date de durabilité minimale (DDM) concerne des produits moins périssables tels que les légumes en conserve, les biscuits, la farine, etc., et indique que le fabricant garantit une bonne qualité jusqu'à cette date. Cette date ne s'applique évidemment que si l'emballage n'a pas été ouvert. La qualité du produit peut se dégrader après la date indiquée.
Quand utiliser la « DLC » et quand utiliser la « DDM » ?
Afin d'utiliser la dénomination correcte, l'AFSCA a publié plusieurs arbres décisionnels explicatifs (annexes à la circulaire PCCB/S3/802859). Ceux-ci tiennent compte des paramètres suivants :
- Traitement létal validé de toutes les spores ou cellules végétatives.
- Risque de recontamination avant l'emballage.
- Traitement post-létalité appliqué aux produits emballés ou suivi d'un conditionnement aseptique ou d'un remplissage à chaud.
- Facteurs intrinsèques tels que l'activité de l'eau et le pH de la denrée alimentaire, et facteurs extrinsèques tels que l'atmosphère.
- Conditions de température pendant la distribution et le stockage.
Une date de durabilité est-elle toujours obligatoire ?
Pour certains produits, l'apposition d'une date de durabilité minimale n'est pas obligatoire. Les fruits et légumes en vrac ne doivent pas comporter de date de durabilité. Il suffit ici de regarder ou de sentir le produit pour vérifier s'il est encore utilisable. D'autres produits, comme le sucre, le sel et les boissons alcoolisées titrant plus de 10 % d'alcool, se conservent pratiquement indéfiniment s'ils sont conservés dans un environnement sec. Là aussi, la mention d'une date de durabilité n'est pas obligatoire.
Déterminer la date de durabilité
La détermination d'une date de durabilité se fait par étapes. Elle tient compte de la littérature scientifique, de la modélisation prédictive et de tests en laboratoire (tels que des tests de durabilité et des challenge tests).
Mention du temps et de la température
L'arbre décisionnel (annexe à la circulaire PCCB/S3/802859) détermine si une mention du temps et de la température après ouverture de la denrée alimentaire est nécessaire. Pour de nombreuses denrées alimentaires, la date de durabilité n'est plus valable après ouverture, pensez par exemple à une brique de lait UHT.
L'arbre décisionnel est basé sur les paramètres suivants :
- Possibilité de croissance de cellules végétatives de pathogènes dans l'emballage fermé.
- Conditions de température lors de la distribution et du stockage.
- Facteurs intrinsèques ou extrinsèques susceptibles d'influencer la croissance de cellules végétatives de pathogènes.
Comment pouvons-nous vous aider ?
Nos experts AMNorman disposent des connaissances et de l'expertise nécessaires pour vous accompagner dans l'interprétation et/ou la mise en œuvre de la réglementation et des arbres décisionnels.