La clé d'une gestion d'entreprise réussie
Plan-do-check-act, ou la roue de Deming (PDCA) : un processus important au sein de la gestion d'entreprise. Il est essentiel d'acquérir une vision claire de l'efficience, de l'efficacité et du respect des processus internes. C'est là que les audits internes, et donc la « phase check », entrent en jeu. Ils offrent des informations précieuses qui aident les entreprises à améliorer leurs performances, à minimiser les risques et à atteindre leurs objectifs stratégiques.
Bien que le terme « audit » ait parfois une connotation négative, un audit interne bien mené est en réalité un puissant levier de changement positif et de croissance. Dans cet article, Jeroen Crepeele, expert AMNorman, vous fait découvrir la valeur ajoutée des audits internes.
Une brève présentation
Comment êtes-vous arrivé dans le monde des systèmes qualité et des audits dans le secteur des aliments pour animaux ?
Jeroen : « Je suis en réalité arrivé un peu par hasard dans le secteur des aliments pour animaux. Après mes études, j'ai commencé comme responsable qualité chez Voeders Dumoulin, alors que j'avais en fait postulé pour un poste de représentant. En tant que responsable qualité, j'ai appris à connaître tout le processus de production des aliments composés, ainsi que, entre autres, le système qualité Feed Chain Alliance. Ce système est appliqué dans le secteur des aliments pour animaux, avec un audit annoncé réalisé chaque année par un organisme de certification indépendant, et tous les 3 ans, un audit supplémentaire inopiné. »
Vos tâches comprenaient-elles également les audits internes ?
Jeroen : « Oui. J'ai réalisé des audits internes au sein de l'entreprise, plus précisément dans des départements où je n'exécutais pas moi-même de tâches directes, afin de garantir l'indépendance. Ces audits étaient très enrichissants. Lors des audits externes, j'ai découvert pour la première fois le métier d'auditeur externe, ce qui a suscité mon intérêt. Après 9 ans chez Voeders Dumoulin, j'ai finalement décidé de franchir le pas vers le métier d'auditeur externe dans le secteur du feed chez SGS.
Audit externe vs. audit interne
Quelles sont selon vous les plus grandes différences entre un audit externe et un audit interne ?
Jeroen : « Les plus grandes différences résident dans la qualité de la personne qui réalise l'audit et dans la connaissance qu'a l'auditeur des processus internes de l'entreprise.
Dans un audit externe, l'audit est réalisé par une partie externe indépendante qui a une connaissance limitée des procédures internes de l'entreprise auditée. On partira donc dans ce cas de la norme pour auditer les processus. L'auditeur dispose par ailleurs d'un point de comparaison par rapport à d'autres entreprises du secteur. De ce fait, l'auditeur pourra éventuellement exercer davantage d'influence pour signaler certains points.
Un audit interne en revanche, part davantage des processus internes, car on connaît mieux certaines sensibilités. En d'autres termes, on voit la réalité effective, rien ne sera présenté de manière plus favorable. Finalement, un audit interne est plutôt orienté vers le conseil et permet ainsi de tenter de résoudre les écarts constatés. »
Une valeur ajoutée ?
Que vous apprend votre expérience sur la valeur ajoutée d'un audit interne ?
Jeroen : « Indépendamment du fait qu'un audit interne soit dans la plupart des cas obligatoire, il peut selon moi effectivement offrir une réelle valeur ajoutée. Il permet en effet de mettre en lumière des problèmes et d'éviter qu'ils n'apparaissent seulement lors d'un audit externe. On peut par ailleurs réaliser un audit plusieurs fois par an, ce qui peut avoir une influence positive sur le processus d'amélioration continue au sein d'une entreprise. Après chaque réalisation d'un audit interne, on dispose d'une image claire des points positifs et des écarts constatés.
Bien entendu, il existe aussi des cas où un audit interne apporte moins de valeur ajoutée. Certaines entreprises réalisent ainsi un audit interne uniquement pour cocher l'exigence à ce sujet. Chez ces entreprises, on constate d'ailleurs plus souvent des écarts lors de l'audit externe annuel.”
En tant qu'auditeur externe, vous avez également consulté des rapports d'audit interne. Qu'en avez-vous retenu ?
Jeroen : « Dans certains cas, je trouve les audits internes insuffisamment critiques, ce qui peut résulter de plusieurs facteurs. Tout d'abord, il peut arriver que la personne désignée comme auditeur interne ne soit pas toujours totalement indépendante et soit donc trop familière avec les processus à auditer. Par ailleurs, il arrive qu'un auditeur interne ne se montre pas suffisamment critique envers ses collègues. L'utilisation de listes de questions préétablies influence également la profondeur d'un audit.
Parallèlement, j'ai toutefois constaté que les audits internes réalisés par des consultants étaient meilleurs. J'y retrouvais souvent une bonne connaissance de la norme et des processus. Par ailleurs, les consultants sont en mesure d'établir une comparaison par rapport à d'autres entreprises, ce qui garantit davantage l'indépendance."
Les audits internes réalisés par nos experts AMNorman
Quelles sont selon vous les qualités d'un bon auditeur interne ?
Jeroen : « Un auditeur interne a avant tout besoin de beaucoup de compétences. Vous devez avoir de l'expérience avec les processus, normes et législations audités. Certaines soft skills sont également requises, comme la confidentialité et l'intégrité. Il est important, en tant qu'auditeur, de toujours poser des questions ouvertes et d'approfondir la démonstration, par exemple via des enregistrements. Par ailleurs, un audit ne doit jamais devenir personnel : ce sont les défaillances du système qui doivent être mises en lumière, et non les problèmes personnels en jeu.
Je souhaite également transmettre ces éléments à de nouveaux collègues à l'avenir. Ainsi, nous pourrons continuer à offrir à nos clients des audits internes de haute qualité.»
Nos experts AMNorman se tiennent à votre disposition. Let’s meet!